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Actualité

Gestion efficace des ressources : les clés de la réussite

22.11.2022

Le Conseil fédéral vise l’objectif du zéro émission nette à l’horizon 2050. Autrement dit, sa politique demande une économie suisse neutre en carbone. Pour accomplir cette tâche primordiale, les entreprises doivent intégrer la gestion efficace des ressources à leurs processus. L’AEnEC les accompagne dans cette démarche.

Pour l’économie, la lutte contre le changement climatique est une question de survie : tôt ou tard, une entreprise dont le modèle d’affaires n’intègre pas la durabilité perdra sa capacité concurrentielle. L’objectif politique du zéro émission nette demande une réorientation stratégique, qui doit inclure une gestion de l’énergie et des ressources à la hauteur de l’enjeu. L’efficacité énergétique, les énergies renouvelables et la réduction des émissions de gaz à effet de serre font aujourd’hui partie du quotidien de l’exploitation dans l’industrie et les services. Pour disposer d’une vision complète des processus, il faut y intégrer la consommation de matières et les flux de matières.

De l’économie linéaire à l’économie circulaire

Au cours des cinquante dernières années, la consommation de matières premières telles que les minerais métalliques, les minéraux non métalliques, la biomasse ou encore les combustibles fossiles a triplé au niveau mondial. La raréfaction des matières premières et les problèmes que soulève leur extraction demandent un changement de paradigme. La traditionnelle économie linéaire doit se transformer pour devenir une économie circulaire, au sein de laquelle déchets et décharges font place à une réduction de la consommation des matières premières, et dans laquelle réemploi, refabrication et recyclage sont systématiques à la fin de la durée de vie d’un produit. Aujourd’hui, un dixième seulement des flux de matières est organisé de manière circulaire. Autant dire que le projet d’une économie circulaire fait apparaître un potentiel monumental.

Des solutions adaptées aux entreprises

Des acteurs comme Nestlé ont su anticiper en intégrant d’ores et déjà l’objectif de l’économie circulaire dans leur philosophie d’entreprise : pour des entrepreneurs avisés, se contenter d’adopter les solutions qui découlent de prescriptions légales est maintenant dépassé, l’heure est venue de passer à la mise en oeuvre de solutions adaptées aux entreprises. Alors que la Commission européenne a intégré l’économie circulaire à son pacte vert pour l’Europe, en Suisse, le Conseil fédéral élabore actuellement un train de mesures pour la promouvoir. Dans le même temps, dans la loi sur la protection de l’environnement, le Parlement veut poser le cadre d’une économie circulaire moderne, qui ménage l’environnement. Ce cadre prévoit expressément que les accords sectoriels et la libre initiative des entreprises, qui ont fait leurs preuves, soient renforcés.

Autant dire que le projet ‘une économie circulaire fait apparaître un potentiel monumental.

Almut Sanchen, cheffe de projet spécialisée dans la gestion des ressources

Le défi de la gestion efficace des ressources

Une entreprise qui veut gérer efficacement les ressources nécessaires à sa production fait face à un défi d’envergure, car les composants et matériaux qui seront transformés pour devenir des produits industriels suivent une longue chaîne d’approvisionnement d’envergure mondiale, souvent vulnérable. Des flux considérables de matières qui n’apparaissent pas dans le produit fini s’y produisent. Dans une voiture de tourisme on décompte très facilement plus d’une tonne de matériaux les plus divers. Ce qui n’est que la pointe de l’iceberg, puisque tout au long du processus de sa fabrication, trente fois plus de ressources auront été utilisées. Quant aux ressources consommées – pour l’essentiel de l’eau – pour la fabrication d’un ordinateur portable, elles pèsent 70 fois le poids de l’appareil terminé.

Un double avantage : Réduction des coûtes et gain d’image

Mais la charge qu’implique, pour une entreprise, la mise en oeuvre d’une gestion efficace des ressources est largement compensée : économiser des matériaux ou réduire le volume de ses déchets abaisse les coûts. De plus, une compréhension approfondie des flux de matières permet d’améliorer en continu les processus et les produits, ce qui améliore la compétitivité de l’entreprise tout en réduisant ses risques financiers induits par l’acquisition des ressources et le traitement des déchets, toujours susceptibles de subir des contraintes légales supplémentaires. Enfin, l’amélioration de l’écobilan renforce l’acceptation des produits mais aussi la réputation de l’entreprise auprès de la clientèle, des collaborateurs et de l’opinion publique en général.

L’AEnEC, partenaire de mise en œuvre

L’AEnEC apporte son appui aux entreprises qui souhaitent tout à la fois améliorer leur efficacité dans le domaine de l’énergie finale, améliorer leur gestion des matières et réduire leur impact environnemental et climatique. Dans le cadre de ses prestations, elle fournit aux entreprises une procédure standardisée (voir le graphique) qui a déjà largement fait ses preuves pour l’élaboration des conventions d’objectifs. La première étape consiste dans une analyse des déroulements des procédés. Les flux d’énergie et les flux de matières sont schématisés et leur impact environnemental et climatique est évalué. Sur cette base, le potentiel d’amélioration est présenté et des mesures d’amélioration sont définies. Ces mesures consistent notamment dans la réduction des déchets, dans l’emploi de matériaux plus respectueux de l’environnement, dans l’optimisation de procédés de production et dans le choix de formes de recyclage actuels. À l’issue de cette démarche, une trajectoire est tracée : véritable carnet de route, la trajectoire présente les réductions de l’impact environnemental et climatique que l’entreprise veut obtenir pour une période de dix ans. Durant la phase de mise en oeuvre, un suivi régulier est réalisé pour quantifier les résultats obtenus. L’AEnEC aide les entreprises à améliorer leur écobilan en permanence, et donc à préparer, et à se préparer, pour le monde de demain.


L’auteure

Almut Sanchen, ingénieure, cheffe de projet spécialisée dans la gestion des ressources, a développé la nouvelle offre de l’AEnEC. Diplômée en biotechnologie, elle est conseillère AEnEC depuis 2012.

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