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Pour l’AEnEC, une année charnière bien remplie. Et bien négociée !

Loin des discussions laborieuses et peu productives de la récente conférence climatique de Varsovie, le 12e Forum romand de l'AEnEC a plus humblement rassemblé, pour des échanges de vues constructifs, les représentants des entreprises participantes, des consultants et modérateurs de l’AEnEC, des représentants de la Confédération et des cantons... Et des orateurs passionnés, et passionnants!

Dans son message de bienvenue, Armin Eberle, directeur de l’AEnEC, a souligné la tâche titanesque accomplie par l’AEnEC cette année : « Il y a un an à peine, nous ne savions pas encore précisément ce qu’il adviendrait de nous et des nouvelles lois sur le CO2 et sur l’énergie. Les détails d’exécution ne sont arrivés qu’au cours de l’année ». C’est dire qu’en plein tournant énergétique, l’AEnEC a dû elle même s’interroger sur un possible tournant pour elle-même. Mais Armin Eberle a pu rassurer les représentants des entreprises : « La Confédération avait remis au concours nos prestations pour l’accompagnement de la mise en œuvre de la loi sur le CO2. Nous saisissons l’occasion d’aujourd’hui pour confirmer officiellement que le marché nous a été adjugé et que nous pouvons donc poursuivre avec vous nos activités antérieures. Et d’autres encore ! ». Autrement dit, L’AEnEC a déjà réussi, formellement du moins, à prendre le tournant menant à la nouvelle loi sur le CO2. Dans la confiance : « Nous n’en avions pas moins investi trois millions de francs dans de nouveaux outils informatiques » a précisé le directeur de l’AEnEC.
Qui a salué dans ces circonstances modérateurs et entreprises qui ont dû « élaborer en un temps record des centaines de nouvelles conventions d’objectifs, largement dans la nouveauté » – outils, bases légales, certains conseillers, les entreprises qui ont rejoint l’AEnEC, presque tout est nouveau en effet. Armin Eberle a demandé de la compréhension et l’indulgence mutuelle « si quelque chose devait momentanément ne pas fonctionner tout à fait aussi bien que durant les dernières années de la période d’objectifs précédente ».

 

Des modèles éprouvés, qui font école

L’AEnEC poursuit avec ses plus de 2500 participants ce qu’elle a fait avec tant de succès par le passé et qui est désormais copié en Allemagne, au Luxembourg, en Chine, etc.: réduire la consommation d’énergie et les émissions de CO2 en fixant des objectifs et en appliquant des mesures d’économie. Et aussi s’assurer que la Confédération, les cantons et l’administration en général ne voient plus le monde économique comme un problème mais bien comme une partie de la solution. De plus, l’AEnEC poursuit ses partenariats, en particulier avec la fondation Klik (auparavant Centime climatique), qui permet aux entreprises qui dépassent les exigences de vendre les attestations qui en découlent. Et aussi, désormais, les sociétés grandes consommatrices d’électricité pourront être exemptées de la RPC (suppléments réseaux). Un seul et unique instrument pour ce faire : la convention d’objectifs de l’AEnEC.

 

Exposés de haute tenue

A cet exposé inaugural, ont succédé, au fil de la journée, des exposés de haute qualité qui ont permis de réfléchir tant sur les conditions-cadre que sur des aspects pratiques. Alors que le Pr Daniel Favrat, de l’EPFL, puis Pierre Veya, rédacteur en chef du Temps, ont pu souligner les enjeux complexes de la transition énergétique, ses incohérences ainsi que les solutions et résolutions encore bien trop hésitantes, le Dr Catherine Coormans, de l’Université de Genève, a expliqué comment faire de l’efficacité énergétique un enjeu stratégique et humain plutôt que purement technique au sein de l’entreprise, et forcer ainsi des décisions là encore frappées d’hésitations. Les progrès techniques, les nouvelles technologies figurent parmi les facteurs d’incitation à investir : la journée s’est poursuivie par des ateliers techniques portant sur l’éclairage, les entraînements de moteurs électriques moins gourmands d’énergie, la récupération de chaleur…
Avant que l’éco-aventurière Sarah Marquis, randonneuse par milliers de kilomètres sur tous les continents, ne vienne rappeler, par la passion et l’image, tout ce que nous pourrons préserver d’exceptionnellement beau sur notre planète, de nature et d’humain, en réussissant la transition énergétique. A Martin Kernen, membre de la direction de l’AEnEC et organisateur de la journée, est revenu le mot de la fin, en empruntant à Sarah Marquis : « Il faut faire un pas après l’autre, et surtout ne pas s’arrêter »…

 

 

Le lieu du forum… participant AEnEC !

Pour accueillir ce 12e forum de l’AEnEC, les bâtiments imposants de Palexpo SA, qui hébergent les salons de l’auto, du livre ou de la haute horlogerie… Charles Keller, responsable des installations électriques et sanitaires du complexe, a fièrement rappelé les caractérisques de ce site participant AEnEC. 110 000 m2 avec des hauteurs de 20 m parfois, pour toutes sortes de volumes accueillant par an 110 événements, 5345 exposants et 1 350 000 visiteurs. Chiffre d’affaires 66 millions de francs, retombées estimées 555 millions…

Côté énergie, puissance de 15 GWh, consommation de 9000 kWh par jour hors manifestations, 7 GWh pour le chauffage à distance. 120 millions investis sur six ans en rénovation et optimisations. Ainsi les luminaires des sous-sols, vieux de trente ans, ont été remplacés pour une économie de 185 MWh, plus 150 MWh grâce au contrôle du chauffage. Les rejets thermiques des 900 m3 de chambres froides sont valorisés à 90 %. Sur le toit, 30 000 m2 dédiés à la production photovoltaïque, puissance de crête 4.2 MW, un quart de la consommation des bâtiments assurée.

« Palexpo a été qualifié d’espace intelligent, nous voulons le rester ! » a conclu Charles Keller.