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L’intelligence énergétique au service de l’entreprise

Avec les progrès des technologies, les entreprises deviendront des entités « intelligentes », dans lesquelles les équipements et les locaux sont de plus en plus sous le contrôle de capteurs et de processeurs interconnectés.

Le 13ème forum romand de l’AEnEC, en évoquant cette évolution, a cependant rappelé que cette intelligence artificielle reste suspendue à notre bonne intelligence : seize intervenants ont multiplié les points de vue sur les enjeux économiques, politiques ou encore de formation portés par l’avenir énergétique.

Notre avenir énergétique a pris la voie, après Fukushima, de la stratégie fédérale 2050, qui sera débattue au Parlement en décembre 2014. Le conseiller national Yannick Buttet a partagé ses réflexions avec les participants au forum. « Les objectifs sont ambitieux mais ils sont atteignables, selon nos spécialistes », a indiqué le conseiller national en rappelant que la consommation d’électricité en Suisse devrait avoir diminué de 43 % en 2035, avec une étape intermédiaire à -16 % en 2020, « alors que la consommation augmente aujourd’hui encore », a-t-on fait remarquer. M. Buttet a souligné également l’actuel contexte européen de surproduction d’électricité, de bas prix et d’énergies fossiles qui résistent face aux énergies renouvelables. Il a regretté aussi que la question du CO2 passe insensiblement au second plan en raison d’un prix européen à la tonne qui est en Europe neuf fois inférieur actuellement à celui en vigueur en Suisse. Un contexte difficile dans lequel notre pays doit, en menant de difficiles négociations avec l’Union européenne, assurer la sécurité de son approvisionnement et celle du climat futur, à un coût supportable. Bref, ingénieurs et entrepreneurs n’ont pas le monopole de la complexité en matière de réflexion énergétique !

Ce sont toutefois des perspectives plus encourageantes qu’Armin Eberle, directeur de l’AEnEC, a offertes en préambule à cette journée, soulignant les progrès constants des entreprises participant aux modèles de l’AEnEC : elles ont, l’année passée, diminué encore leur consommation d’électricité de 90’000 MWh et évité l’émission de 40’000 tonnes de CO2,  qui s’ajoutent à la réduction de 25 % des émissions cumulée les années précédentes. Elles aussi ont pu profiter de bons retours sur leurs investissements dans des mesures rentables, et pour certaines, bénéficier d’exemptions de taxes en échange d’engagements qui ont porté leurs fruits. « Il coûte moins cher d’empêcher des émissions que payer les dégâts », a insisté Armin Eberle en se félicitant des 200 millions de francs investis chaque année pour l’efficacité énergétique, « ce qui génère des emplois, de la recherche et de l’innovation appliquée ». L’AEnEC elle-même a consacré d’importants moyens au développement de nouveaux outils informatiques pour aborder en toute efficacité une nouvelle période d’objectifs, et anticiper ceux que dévoilera le Conseil fédéral au début de 2015.

L’innovation était précisément le thème voulu au centre de ce forum par Martin Kernen, directeur romand de l’AEnEC. « Le domaine énergétique se renouvelle: les entreprises peuvent affiner toujours davantage la connaissance de leurs processus et de leur consommation d’énergie et les maîtriser grâce à de nouveaux outils, et à la mise en réseau de plus en plus étroite des équipements. Des techniques et des solutions qui étaient inaccessibles, techniquement et/ou financièrement il y a 10 ans, sont aujourd’hui des opportunités réelles pour les entreprises », s’est réjoui M. Kernen. Il est revenu au Dr Porret, du CSEM, Neuchâtel, et au Pr Daniel Favrat, de l’EPFL, de donner ensuite aux participants un aperçu de développements fascinants, avant que des ateliers l’après-midi n’approfondissent des sujets plus spécifiques.

Un complément indispensable à cette dynamique d’innovation est la formation de praticiens de haut niveau à même d’en faire le meilleur usage. Directrice de la HEIG-VD, l’institution hôte de cette journée, Mme Catherine Hirsch a introduit le thème en déployant l’éventail des formations initiales ou continues dispensées à Yverdon-les-bains, soulignant la fructueuse conjonction de l’ingénierie et de la gestion d’entreprise sur le site de la haute école.

C’est un autre retour à l’humain qu’a opéré en conclusion à ce forum Marc Müller, venu relater son périple en véhicule électrique sur quatre continents, en quête de visions différentes du développement durable – jusque dans des régions où celui-ci ne s’assortit d’aucun discours technologique ! La ministre colombienne de l’environnement lui a ainsi exprimé son souhait d’un partage global de connaissances et de savoir-faire. Ce 13e forum AEnEC aura été, à son humble échelle, le lieu de quelques échanges pour que notre développement durable se construise par l’intelligence technologique, certes, mais surtout par le bon sens!

 

Double 13

En marge de leur compte-rendu du forum alémanique de l’AEnEC le 7 novembre à Berne, nos collègues d’Outre-Sarine se réjouissaient de constater que la superstition n’avait pas eu d’impact sur leur manifestation : bien qu’il se soit agi de la 13e édition du forum, celui-ci a rassemblé sans peine 300 participants. Les organisateurs de l’édition romande feront remarquer à leur tour que pour leur 13e forum ce jeudi… 13 novembre à Yverdon-les-Bains, nulle superstition à l’œuvre non plus : étaient présents une belle centaine de participants – en juste proportion de la représentation francophone en Helvétie.