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« Les problèmes sont une opportunité de changement »

« Je suis souvent invité pour apporter des chocolats. Aujourd'hui je suis content de parler d'autre chose ! ». Daniel Bloch, directeur de la Chocolaterie Camille Bloch SA, à Courtelary, dans le Jura bernois, parlera finalement beaucoup de chocolat. Une passion familiale qui lui permet d'évoquer « en douceur » les valeurs élevées qu'il défend pour l'entreprise...

L’énergie, Daniel Bloch la connaît sous de nombreuses formes. Celle, judicieusement utilisée, qui permet à son entreprise d’assurer la production de 3500 tonnes de chocolat par an. En terme d’efficacité, Camille Bloch SA, participant AEnEC, a déjà atteint les objectifs de sa convention fixés pour… 2023, « mais on va continuer » – il y a eut le raccordement au chauffage à distance au bois, viendront bientôt 800 m2 de panneaux solaires et à terme la volonté de devenir producteur d’énergie et plus seulement consommateur.

Daniel Bloch songe aussi à l’énergie qui est contenue dans son chocolat – « une énergie renouvelable, née sur un arbre… ». Enfin – et surtout, à suivre Daniel Bloch -, il y a l’énergie qui anime son personnel, énergie qu’il identifie à la fameuse équation d’Einstein, E=mc2, m pour motivation, c pour compétences ! C’est selon lui l’énergie qui permet de défier des concurrents 10, 100, 1000 fois plus gros !

Et il y a son énergie personnelle enfin, à défendre une tradition d’entreprise dépourvue de toute rigidité, qu’il résume par une vision qui doit guider, toujours ample et audacieuse – avec un droit à l’erreur – car elle est appelée à motiver les collaborateurs, les engager, les responsabiliser dans une belle cause ensemble, qui fonde un respect commun, une éthique d’entreprise. Ethique qui mène à ne plus utiliser d’huile de palme, assurer une traçabilité du cacao jusqu’au village de récolte, conformer à des normes environnementales exigeantes les nouveaux bâtiments de l’usine… Avec cette énergie les problèmes n’en sont jamais, « ils sont une opportunité de changement. Une bonne entreprise résout les problèmes ! », souligne doucement Daniel Bloch. Ce fleuron qu’est le Ragusa en témoigne, né du rationnement du cacao et du sucre pendant la Seconde guerre mondiale…

« Depuis la fondation des Chocolats Camille Bloch SA, beaucoup de choses ont changé. Nos valeurs sont en revanche restées les mêmes, à savoir le respect de nos traditions familiales, la passion du chocolat, les exigences élevées en matière de qualité, les engagements vis-à-vis de l’homme et de l’environnement – de la récolte de la fève de cacao au produit fini », précise, en écho, le site web de la chocolaterie.

Cet exposé chaleureux aura préludé idéalement à l’exposé, immédiatement après, du sociologue Jean-Philippe Fouquet, qui a à son tour élargi la vision de l’énergie au-delà du technique, jusqu’à ses composantes très directement humaines. Cet exposé aura aussi enrichi, à n’en point douter, la dégustation dont chacun des participants au forum aura le plaisir, ayant pu emporter au terme de la journée un petit coffret de chocolats concoctés à Courtelary, tout énergisé des plus hautes exigences…

 

Daniel Bloch

Avec Daniel Bloch, diplômé en droit de l’Université de Berne, titulaire d’un brevet d’avocat, c’est la troisième génération Bloch qui est aujourd’hui à la tête de la chocolaterie Camille Bloch SA. Daniel Bloch en est devenu le directeur opérationnel en 2005.

Camille Bloch, de Berne au Jura bernois

Si la Chocolaterie Camille Bloch SA a été fondée en 1929 à Berne et s’y est agrandie en 1933, c’est à Courtelary, dans le Jura bernois, qu’elle a implanté définitivement en 1935 son siège social, sa production et son administration. Elle y emploie actuellement 180 personnes. Au cinquième rang, en taille, des fabricants suisses de chocolat de marque, Camille Bloch SA produit environ 3500 tonnes de chocolat par an dont 20 % sont exportées – et dont, particularité, une petite partie est casher à l’occasion de la Pâque juive.

C’est le rationnement du cacao et du sucre au cours de la Seconde guerre mondiale, amenant à l’utilisation d’une pâte-praline de noisette, qui a donné naissance au fameux « Ragusa » en 1942, puis après la guerre, à l’autre produit phare de la marque, la branche « Torino »…

Successions familiales et agrandissements – le plus récent est encore en cours – ont rythmé le progrès régulier d’une entreprise dont la part de marché suisse a pratiquement doublé en moins de dix ans, pour s’élever en 2016 à 5.1 %.